À propos
Japon : le guide complet du voyageur
Pourquoi visiter le Japon
Le Japon défie toutes les attentes que vous emportez avec vous. Vous vous croyez préparé après avoir regardé des animes et épluché des blogs de voyage, mais la réalité est tout autre — et bien plus fascinante. Ici, un temple du VIIe siècle côtoie des gratte-ciel baignés de néons, et une dame âgée en kimono consulte tranquillement son smartphone dans un train à grande vitesse filant à 320 km/h. Rien d'exotique pour touristes : c'est simplement la vie quotidienne.
Ce qui distingue le Japon de tout autre pays, c'est une attention obsessionnelle au détail élevée au rang d'art. Le barista du café vous préparera votre cappuccino comme si sa vie en dépendait. Le chauffeur de taxi en gants blancs vous ouvrira la porte. Le caissier du konbini s'inclinera et vous remerciera à trois reprises. Au début, cela paraît excessif ; on s'y habitue, puis, une fois rentré chez soi, cela manque terriblement.
La cuisine japonaise justifie à elle seule le voyage. Oubliez ce que vous avez mangé dans les restaurants japonais de votre pays. Les vrais ramen de Fukuoka, les sushis d'une fraîcheur inouïe des marchés de Tokyo, l'okonomiyaki d'Osaka : c'est un tout autre niveau. Il ne s'agit pas seulement de la qualité des ingrédients, mais d'une véritable philosophie : chaque plat doit être parfait, même un simple onigiri à 150 yens acheté au 7-Eleven.
La sécurité au Japon est phénoménale. Vous pouvez oublier votre portefeuille sur un banc de parc, revenir une heure plus tard et le retrouver exactement là où vous l'aviez laissé. Vous pouvez vous promener dans n'importe quel quartier de Tokyo à 3 heures du matin sans la moindre appréhension. Pour les voyageurs, et plus encore pour les voyageuses, ce sentiment de liberté n'a pas de prix.
Régions : que choisir
Kantō : Tokyo et ses environs
La région du Kantō est le cœur du Japon moderne ; elle abrite Tokyo, une mégalopole de près de 38 millions d'habitants. Tokyo n'est pas une ville, mais une constellation de villes dans la ville, chacune avec son caractère propre. Le carrefour de Shibuya est le passage piéton le plus fréquenté au monde, où jusqu'à 3 000 personnes traversent à chaque cycle de feux. Akihabara est le paradis des geeks, avec ses magasins d'électronique à plusieurs étages, ses boutiques de produits dérivés d'animes et ses maid cafés.
Le temple Sensō-ji à Asakusa est le plus ancien temple bouddhiste de Tokyo, fondé en 645. Sa porte Kaminarimon et son immense lanterne rouge sont parmi les symboles les plus emblématiques de la ville. Le sanctuaire Meiji-jingū est enveloppé d'une véritable forêt plantée de 100 000 arbres offerts par tout le Japon — une oasis de verdure au cœur de la jungle de béton.
Les amateurs d'art doivent absolument visiter teamLab Borderless et teamLab Planets, musées numériques immersifs où vous devenez littéralement partie intégrante de l'œuvre. Réservez vos billets au moins un mois à l'avance, surtout pour les week-ends. La Tokyo Skytree, haute de 634 mètres, offre les plus belles vues panoramiques, tandis que la tour de Tokyo se prête mieux aux photos nocturnes pour son atmosphère rétro.
Le jardin national Shinjuku Gyoen est parfait pour le hanami au printemps, lorsque 1 500 cerisiers de 65 variétés entrent en fleurs. Le parc Ueno marie nature et culture : on y trouve le Musée national de Tokyo, qui possède la plus vaste collection d'art japonais au monde.
Les amateurs de pop culture apprécieront le musée Ghibli à Mitaka (billets en ligne uniquement, un mois à l'avance !) ainsi que le Warner Bros. Studio Tour Tokyo — Harry Potter. La statue Unicorn Gundam d'Odaiba se transforme toutes les heures : un passage obligé pour les fans de mecha.
Faire les boutiques à Tokyo est une aventure en soi. Ginza aligne enseignes de luxe et grands magasins, tandis que la rue Takeshita à Harajuku concentre la mode adolescente et les cafés à crêpes. Le marché extérieur de Tsukiji est toujours aussi animé malgré le déménagement du marché principal : c'est là qu'il faut aller pour les meilleurs sushis au petit-déjeuner.
Kansai : Kyoto, Osaka, Nara
La région du Kansai est le cœur historique du Japon. Trois grandes villes aux caractères radicalement différents s'y côtoient dans un espace restreint : Kyoto, l'ancienne capitale aux 17 sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO ; Osaka, capitale gastronomique à l'humour direct ; et Nara, première capitale pérenne, célèbre pour ses cerfs en liberté.
Kyoto mérite au minimum trois jours pleins, idéalement une semaine. Fushimi Inari-taisha, avec ses 10 000 torii vermillon, est incontournable : arrivez vers 6 heures du matin pour éviter les foules et profiter de la lumière matinale, tout simplement magique. La montée jusqu'au sommet prend deux à trois heures et vaut chaque minute d'effort.
Le Kinkaku-ji (Pavillon d'or) se révèle dans toute sa splendeur par temps clair, lorsqu'il se reflète dans l'étang, ou sous la neige en hiver. Le Ginkaku-ji (Pavillon d'argent) est moins fréquenté et plus propice à la méditation. Le jardin de pierres du Ryōan-ji présente quinze rochers posés sur du gravier blanc, mais seuls quatorze sont visibles depuis n'importe quel point de vue : de la philosophie zen à l'état pur.
La forêt de bambous d'Arashiyama est incroyablement photogénique, mais se transforme à midi en file indienne de touristes armés de perches à selfie. La parade : arriver à l'aube ou louer un pousse-pousse pour explorer des sentiers moins connus. À proximité, le temple Tenryū-ji possède un jardin classé au patrimoine mondial.
Le Kiyomizu-dera et sa célèbre terrasse en bois, bâtie sans un seul clou, se montre à son avantage en automne, lorsque les érables rouges s'embrasent. Le quartier de Gion offre quelques chances d'apercevoir de véritables geiko (nom donné aux geishas à Kyoto), surtout en début de soirée. Le marché Nishiki, que l'on surnomme « la cuisine de Kyoto », aligne sur 400 mètres les étals de produits régionaux.
Parmi les autres temples essentiels : le Nanzen-ji et son aqueduc ancien, le Sanjūsangen-dō et ses 1 001 statues de Kannon, le château de Nijō et ses « parquets rossignols » qui grincent pour avertir d'une intrusion, et le Tō-ji, qui abrite la plus haute pagode en bois du Japon (55 mètres).
Le chemin de la Philosophie est une promenade de deux kilomètres le long d'un canal, entre le Ginkaku-ji et le Nanzen-ji, particulièrement belle à la saison des cerisiers. Le palais impérial de Kyoto se visite désormais gratuitement et sans réservation préalable.
Osaka est l'exact opposé du formel Kyoto. Ici, on salue volontiers les inconnus, on marchande dans les marchés et on mange en marchant. La devise locale : « kuidaore », « manger jusqu'à en tomber ». Dōtonbori et ses enseignes néon géantes — crabes animés, Glico Man coureur — est le centre névralgique de la vie nocturne et de la street food.
Le château d'Osaka est le symbole de la ville, particulièrement impressionnant au printemps, entouré de 3 000 cerisiers. Il s'agit d'une reconstruction moderne, mais le musée aménagé à l'intérieur est d'excellente facture. Shinsekai et sa tour Tsūtenkaku forment un quartier rétro réputé pour ses kushikatsu (brochettes panées).
Le marché Kuromon, « la cuisine d'Osaka », est l'endroit idéal pour un petit-déjeuner de fruits de mer ultra-frais. L'aquarium Kaiyūkan compte parmi les plus grands au monde et abrite des requins-baleines. Universal Studios Japan, avec sa zone Super Nintendo World, est parfait pour les familles.
L'Abeno Harukas (300 m) est le plus haut bâtiment du Japon hors de Tokyo ; son toit-terrasse accueille une plateforme d'observation. L'Umeda Sky Building, avec son observatoire « suspendu » entre les deux tours, est un chef-d'œuvre architectural des années 1990.
Les temples d'Osaka sont moins connus mais tout aussi captivants : le Shitennō-ji est le premier temple bouddhiste du Japon (593 apr. J.-C.) ; le Sumiyoshi-taisha présente un style architectural unique, antérieur à l'influence chinoise ; quant au sanctuaire Namba Yasaka, il impressionne par son immense sculpture en forme de tête de lion.
Hiroshima et la région du Chūgoku
Hiroshima : un nom que le monde connaît pour une raison tragique, mais la ville d'aujourd'hui est une métropole verdoyante et dynamique, porteuse d'un message de paix. Le parc du Mémorial de la paix est une visite incontournable, qui transforme durablement le regard que l'on porte sur la guerre et l'histoire.
Le dôme de Genbaku est le seul bâtiment conservé tel qu'il se trouvait après l'explosion. Le Musée du Mémorial de la paix exige une certaine préparation émotionnelle : l'exposition est honnête et bouleversante, notamment à travers les effets personnels des victimes. Le cénotaphe, le Monument de la paix des enfants avec ses grues en papier et la Flamme de la paix — qui brûlera jusqu'à l'abolition de toutes les armes nucléaires — forment un ensemble mémoriel cohérent.
Mais Hiroshima ne se réduit pas à sa tragédie. Le château d'Hiroshima (reconstruit en 1958) est entouré d'un beau parc. Le jardin Shukkei-en, créé en 1620 et restauré après la guerre, est un jardin japonais classique. Le musée d'Art d'Hiroshima conserve une impressionnante collection d'impressionnistes français.
Okonomi-mura, le « village de l'okonomiyaki », est un bâtiment qui regroupe 24 restaurants servant la version d'Hiroshima (avec une couche de nouilles). La rue commerçante Hondōri est le cœur du shopping et de la vie nocturne. La tour Orizuru propose des expositions interactives et des ateliers de pliage de grues en papier.
À une heure de ferry se trouve l'île de Miyajima, célèbre pour le torii « flottant » du sanctuaire d'Itsukushima (classé UNESCO). Le parc Momijidani, sur Miyajima, compte parmi les meilleurs endroits pour contempler les érables rouges à l'automne (momiji). Le musée Mazda, en périphérie, attire les passionnés d'automobiles grâce à ses visites d'usine.
Kyūshū : Fukuoka et le sud
Fukuoka est la plus grande ville de l'île de Kyūshū, surnommée « la porte de l'Asie » en raison de sa proximité avec la Corée et la Chine. C'est le berceau du ramen tonkotsu, reconnaissable à son bouillon blanc laiteux d'os de porc mijotés douze à vingt heures. Les yatai (stands de rue) alignés le long de la rivière Naka sont le meilleur endroit pour le goûter.
Le Dazaifu Tenman-gū est l'un des sanctuaires les plus importants du Japon ; il est dédié au dieu du savoir. Les étudiants venus de tout le pays s'y rendent avant leurs examens. À proximité, le Musée national de Kyūshū est un vaste complexe moderne consacré à l'histoire régionale.
Les ruines du château de Fukuoka, dans le parc Ōhori, se prêtent à merveille à la promenade, surtout le soir, quand les murailles s'illuminent. La tour de Fukuoka (234 m) offre une vue panoramique sur la ville et la baie. Canal City Hakata est un immense complexe commercial et de loisirs, rythmé par des spectacles de fontaines toutes les trente minutes.
Les temples bouddhistes de Fukuoka valent le détour : le Shōfuku-ji est le premier temple zen du Japon (1195) ; le Tōchō-ji abrite un bouddha assis en bois de 10,8 m, le plus grand du pays ; quant au Nanzō-in, il possède un bouddha couché en bronze de 41 m, le plus grand au monde.
Le sanctuaire Kushida est le point de départ du festival Hakata Gion Yamakasa, chaque mois de juillet. Le musée ethnographique Hakata Machiya présente la culture traditionnelle du quartier. Les plages de Momochi et d'Uminonakamichi séduiront ceux qui souhaitent allier ville et bord de mer.
Le parc de l'île Nokonoshima, à trente minutes de ferry, offre des champs de fleurs qui varient au fil des saisons : colza au printemps, cosmos à l'automne.
Hokkaidō : la nature du Nord
Hokkaidō est l'île principale la plus septentrionale et la moins peuplée, à l'atmosphère bien particulière. Sapporo, sa capitale, est célèbre pour sa bière, son festival de la neige en février et la station de ski de Niseko, réputée pour sa poudreuse de classe mondiale. En été, Hokkaidō permet d'échapper à l'humidité des îles principales : les champs de lavande de Furano, en juillet et en août, n'ont rien à envier à la Provence.
Les parcs nationaux de Hokkaidō — Shiretoko (classé UNESCO et peuplé d'ours), Daisetsuzan (le plus vaste du Japon), Akan-Mashū (lacs volcaniques) — raviront les amoureux de la nature. Hakodate, au sud, est célèbre pour son panorama nocturne depuis le mont Hakodate et pour son marché aux poissons matinal.
Tōhoku : le Nord-Est
La région du Tōhoku, au nord-est de Honshū, reste une terra incognita pour la plupart des touristes — et c'est tout son intérêt. Matsushima, une baie parsemée de 260 îlots couverts de pins, figure parmi les trois plus beaux paysages du Japon. Sendai accueille chaque mois d'août le plus grand festival Tanabata du pays.
Les sources chaudes de Niigata, les quartiers samouraïs de Kakunodate, les montagnes sacrées de Dewa Sanzan et leurs ascètes yamabushi : voilà aussi le Tōhoku. L'hiver, la région propose certaines des meilleures stations de ski du pays.
Chūbu : les Alpes japonaises
La région centrale réunit Nagoya (troisième plus grande ville du pays), les Alpes japonaises et la côte de la mer du Japon. Les villages de Shirakawa-gō et de Gokayama, avec leurs maisons traditionnelles gasshō-zukuri (« mains jointes en prière »), sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO et se révèlent particulièrement saisissants sous la neige.
Kanazawa, « la petite Kyoto », a été épargnée durant la Seconde Guerre mondiale ; on y admire le jardin Kenroku-en (l'un des trois grands jardins du Japon) ainsi que des quartiers de samouraïs et de geishas. Takayama a conservé ses rues de l'époque d'Edo et se distingue par son incomparable bœuf Hida.
Okinawa : le Japon tropical
Les îles d'Okinawa forment un paradis subtropical à la culture singulière (ancien royaume de Ryūkyū), avec sa propre langue et sa propre cuisine. Le château Shuri de Naha (en cours de restauration après l'incendie de 2019), des plages de sable blanc et des récifs coralliens propices à la plongée vous y attendent. Les températures moyennes tournent autour de 17 °C en hiver et de 28 °C en été — la baignade est possible toute l'année.
Les îles Kerama, à une heure de Naha, comptent parmi les meilleurs spots de plongée du Japon. Ishigaki et Iriomote, à l'extrême sud, se distinguent par leurs jungles, leurs mangroves et cette impression de toucher le bout du monde.
Parcs nationaux et nature
Le Japon est un pays de montagnes : 70 % de son territoire est recouvert de reliefs. Ses 34 parcs nationaux offrent toutes sortes de paysages, des étendues subarctiques de Hokkaidō aux récifs coralliens d'Okinawa.
Le mont Fuji (3 776 m) est la montagne sacrée et le symbole ultime du Japon. La saison officielle d'ascension s'étend du 1er juillet au 10 septembre. La montée prend cinq à sept heures, la descente trois à quatre. Beaucoup entament l'ascension de nuit pour admirer le lever de soleil depuis le sommet (goraikō). Sans en faire l'ascension, c'est depuis la région des Cinq Lacs (Kawaguchiko) ou depuis Hakone que le Fuji se laisse le mieux contempler.
Nikkō, à deux heures de Tokyo, accueille le complexe de sanctuaires Tōshō-gū, qui abrite le mausolée du premier shogun Tokugawa, les célèbres trois singes « ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire » et les chutes de Kegon. À l'automne, le feuillage transforme Nikkō en véritable palette de peintre.
Yakushima est une île-forêt au sud de Kyūshū, refuge d'antiques cryptomères âgés de 2 000 à 7 000 ans. C'est là que Miyazaki a trouvé son inspiration pour Princesse Mononoké. Il y pleut, dit-on en plaisantant sur place, « trente-cinq jours par mois » : un équipement imperméable est donc indispensable.
Kamikōchi, dans les Alpes japonaises, est une vallée de montagne perchée à 1 500 m d'altitude et fermée aux véhicules privés. L'offre de randonnées va de simples promenades à des treks de plusieurs jours. Saison : de fin avril à mi-novembre.
Quand partir
Le Japon est beau en toute saison, mais chacune a ses atouts et ses contraintes.
Printemps (mars-mai) — la saison des cerisiers en fleurs, une véritable obsession nationale. La floraison remonte du sud vers le nord : mi-janvier à Okinawa, fin mars à Kyūshū et dans le Kansai, début avril à Tokyo, fin avril dans le Tōhoku, début mai à Hokkaidō. Le pic ne dure qu'une semaine environ : surveillez les prévisions (sakura forecast) et restez flexible. Revers de la médaille : foules, tarifs hôteliers élevés et réservations à prendre plusieurs mois à l'avance.
Été (juin-août) — la saison des pluies (tsuyu) touche la majeure partie du pays en juin, suivie d'une chaleur moite. De juillet à août, on peut atteindre 30 à 35 °C avec 70 à 80 % d'humidité : éprouvant pour les Européens. Mais c'est aussi la saison des feux d'artifice (hanabi), des festivals (matsuri) en tenue traditionnelle et des plages d'Okinawa. L'été à Hokkaidō permet d'échapper à la chaleur, avec en prime ses champs de lavande.
Automne (septembre-novembre) — la seconde saison « dorée » après le printemps. La contemplation des feuillages (momiji) s'étire de la mi-octobre au nord à la fin novembre à Kyoto. On y croise moins de touristes qu'au printemps, et le climat est agréable, de 15 à 25 °C. Des typhons sont possibles en septembre et octobre, mais ils se traduisent généralement par quelques jours de pluie.
Hiver (décembre-février) — la meilleure période pour profiter des sources chaudes (onsen), du ski et des paysages enneigés. Shirakawa-gō sous la neige, les « monstres de neige » (juhyō) du mont Zaō, le festival de la neige de Sapporo en février… Tokyo et Kyoto voient rarement tomber la neige, et les températures oscillent autour de 5 à 10 °C.
À éviter : la Golden Week (fin avril-début mai), l'Obon (mi-août) et le Nouvel An (du 28 décembre au 4 janvier) — tout le Japon voyage, les prix flambent et tout est complet.
Comment s'y rendre
Les principales portes d'entrée internationales sont les aéroports de Tokyo : Narita (NRT) pour les vols intercontinentaux et Haneda (HND), plus proche du centre-ville. Kansai (KIX), près d'Osaka, est le deuxième en importance : idéal pour entamer son voyage par la région du Kansai. Chūbu Centrair (NGO), à Nagoya, ainsi que Fukuoka (FUK) et Sapporo New Chitose (CTS) accueillent également des vols internationaux.
Pour les voyageurs francophones :
Depuis la France : vols directs Paris CDG-Tokyo (Narita/Haneda) avec Air France, Japan Airlines et ANA, environ 12 heures. Des liaisons directes Paris-Osaka existent également. Les correspondances via les hubs du Moyen-Orient (Emirates via Dubaï, Qatar Airways via Doha) ou européens (Francfort, Amsterdam) peuvent s'avérer plus économiques.
Depuis la Belgique : correspondances via Paris, Amsterdam, Francfort ou les hubs du Moyen-Orient. Brussels Airlines dispose d'accords avec des partenaires japonais.
Depuis la Suisse : Swiss propose des vols directs Zurich-Tokyo, d'une durée d'environ 12 heures. Les correspondances via Francfort ou Paris sont également très empruntées.
Depuis le Québec et le Canada : vols directs Montréal/Toronto-Tokyo avec Air Canada, Japan Airlines et ANA. Le Montréal-Tokyo dure environ 13 heures.
Visa : les ressortissants français, belges, suisses et canadiens bénéficient d'une exemption de visa pour les séjours touristiques jusqu'à 90 jours. Un passeport en cours de validité et un billet de retour sont exigés. À l'entrée, vos données biométriques (empreintes digitales et photo) sont enregistrées.
Se déplacer dans le pays
Le Shinkansen (train à grande vitesse) est le meilleur moyen de voyager entre grandes villes. Tokyo-Kyoto : 2 h 15, environ 13 000 yens. Tokyo-Hiroshima : 4 heures, environ 18 000 yens. Tokyo-Fukuoka : 5 heures, environ 22 000 yens. La ponctualité se mesure en secondes : le retard annuel moyen est inférieur à la minute.
Le Japan Rail Pass est un forfait de plusieurs jours réservé aux touristes étrangers et valable sur les réseaux JR. 7 jours : 50 000 yens ; 14 jours : 80 000 yens ; 21 jours : 100 000 yens (tarifs 2024). Il devient rentable si vous prévoyez au moins un aller-retour Tokyo-Kyoto, auxquels s'ajoutent des trains locaux. Achetez-le en ligne avant votre départ et faites-le activer à votre arrivée au Japon. Attention : il n'est pas valable sur les trains les plus rapides (Nozomi et Mizuho), mais les Hikari et Sakura circulent à une vitesse à peine inférieure.
Pass régionaux : JR West Pass (Kansai), JR Kyushu Pass, Hokkaido Pass — plus avantageux que le JR Pass national si vous limitez votre voyage à une région.
Les cartes IC (Suica, Pasmo, Icoca) sont des cartes prépayées utilisables dans le métro, les bus et les trains, ainsi que pour vos achats en konbini. Elles sont vendues aux distributeurs en gare (2 000 yens, dont 500 de caution). Depuis 2023, la vente de cartes plastiques neuves est restreinte en raison de la pénurie mondiale de puces, mais les versions dématérialisées fonctionnent très bien dans Apple Pay ou Google Pay.
Le métro de Tokyo et d'Osaka est un labyrinthe de lignes exploitées par plusieurs opérateurs. Google Maps et l'application Japan Transit gèrent très bien la navigation. Aux heures de pointe (7 h 30-9 h 30), les rames sont littéralement bondées — des « pousseurs » (oshiya) aident même les voyageurs à y entrer.
Les bus sont le mode de transport principal dans les petites villes et les zones rurales. Les bus de nuit interurbains (Tokyo-Osaka à partir de 2 000 yens) sont une alternative économique au Shinkansen, à condition d'opter pour des modèles haut de gamme si vous tenez à votre dos.
La location de voiture se justifie dans les régions rurales, à Hokkaidō ou à Kyūshū. On roule à gauche, avec une signalisation intuitive. Un permis de conduire international est obligatoire. Le GPS (car navi) est généralement inclus et fonctionne en anglais. Les péages sont onéreux : le trajet Tokyo-Osaka revient à environ 10 000 yens.
Vols intérieurs : JAL, ANA et les compagnies low cost (Peach, Jetstar Japan, Skymark) relient les îles entre elles. Le Tokyo-Sapporo ou le Tokyo-Okinawa est plus rapide, et souvent moins cher, que le train. Les low cost opèrent depuis Narita et Kansai.
Code culturel
Le Japon est un pays de règles non écrites. On pardonne beaucoup aux touristes, mais connaître les fondamentaux de l'étiquette rend le séjour bien plus agréable.
Les chaussures : on les retire en entrant dans les maisons, les ryokans, certains restaurants, les temples et les cabines d'essayage. Si vous voyez une marche surélevée et un casier à chaussures, c'est le signal. Des chaussettes sans trous seront vos meilleures alliées.
Les tatamis : on ne marche sur les nattes de paille qu'en chaussettes ou pieds nus. Les toilettes disposent de pantoufles dédiées, qu'il faut impérativement ôter en sortant (erreur classique de touriste : revenir à table en chaussons de W.-C.).
Onsen et sentō : les bains publics sont séparés par sexe, se prennent entièrement nu et exigent une douche complète avant d'entrer dans l'eau. La petite serviette se pose sur la tête, la grande reste au vestiaire. Les tatouages sont proscrits dans les onsen traditionnels (association avec les yakuzas), même si les établissements tattoo-friendly se multiplient. La solution pour les personnes tatouées : les onsen privés (kashikiri).
Pourboire : pas du tout d'usage. Tenter d'en laisser un peut provoquer de l'embarras, voire une course-poursuite pour vous rendre votre « monnaie oubliée ». Le bon service est la norme, pas le prétexte d'un supplément.
Le silence : on ne parle pas fort dans les trains et dans le métro ; les appels téléphoniques y sont proscrits et la musique ne s'écoute qu'au casque. Les « voitures silencieuses » des Shinkansen sont encore plus strictes.
À table : aspirer bruyamment ses nouilles est tout à fait normal, et même perçu comme une marque d'appréciation. En revanche, ne plantez jamais vos baguettes verticalement dans le riz (cela évoque l'encens des funérailles) et ne faites jamais passer d'aliment de baguettes à baguettes (geste associé à la crémation).
Les files d'attente : les Japonais adorent faire la queue, patiemment et dans l'ordre. S'impatienter ou doubler constitue une faute grave.
Se moucher : renifler est courant ; se moucher bruyamment en public est considéré comme impoli. Munissez-vous de mouchoirs et mettez-vous à l'écart.
Les déchets : les poubelles se font très rares dans l'espace public (un héritage de l'attentat au gaz sarin dans le métro en 1995), mais jeter le moindre papier par terre est rigoureusement exclu. Emportez un petit sac pour vos déchets et videz-le à l'hôtel ou dans un konbini.
Les salutations : un léger hochement de tête suffit pour un touriste. Les courbettes profondes sont réservées aux situations formelles. N'essayez pas de vous incliner comme les locaux, cela paraîtrait gauche.
Sécurité
Le Japon figure parmi les pays les plus sûrs au monde. La criminalité violente est quasi inexistante, les vols à la tire sont rares et les arnaques pratiquement absentes. Les femmes peuvent marcher seules la nuit dans n'importe quel quartier. Les objets perdus sont remis à la police et, très souvent, restitués à leurs propriétaires.
Ce qu'il faut tout de même savoir :
Police : le numéro d'urgence est le 110. Les postes de police (kōban) sont présents partout ; on vous y aidera pour tout, des objets perdus à de simples demandes d'itinéraire. L'anglais y est limité, mais Google Translate fait des miracles.
Catastrophes naturelles : le Japon est une terre de séismes et de typhons. Installez l'application Safety Tips (application gouvernementale officielle) pour recevoir les alertes en anglais. Les hôtels fournissent les consignes d'évacuation. En cas de séisme : à l'intérieur, se réfugier sous une table ; à l'extérieur, s'éloigner des bâtiments et des lignes électriques.
Typhons : la saison court de juin à octobre, avec un pic en septembre. Ils sont généralement annoncés plusieurs jours à l'avance. Suivez la JMA (agence météorologique du Japon). Les transports peuvent être suspendus par précaution.
Les quartiers : aucun n'est véritablement « dangereux ». Kabukichō à Tokyo et Tobita à Osaka sont des quartiers chauds, mais le seul danger est de se laisser entraîner par un rabatteur dans un bar aux prix astronomiques. Ne les suivez jamais.
Arnaques : elles sont rares, mais les drink scams existent (une femme vous invite dans un bar et l'addition s'élève à 100 000 yens). N'entrez pas dans un établissement inconnu en compagnie de nouveaux « amis ».
Santé et soins médicaux
Les soins médicaux japonais sont de niveau mondial, mais onéreux sans assurance. L'assurance voyage est indispensable : une consultation coûte de 5 000 à 10 000 yens, et une journée d'hospitalisation à partir de 30 000. Les grandes villes disposent de cliniques internationales avec du personnel anglophone.
Les pharmacies (yakkyoku) sont très répandues, mais bon nombre de médicaments sont délivrés uniquement sur ordonnance. Les antalgiques, antihistaminiques et remèdes contre le rhume sont disponibles sans ordonnance dans les konbini et les drogueries (Matsumoto Kiyoshi, Sugi Pharmacy). Si vous suivez un traitement particulier, emportez vos médicaments accompagnés d'une ordonnance traduite en anglais.
L'eau du robinet est potable partout. Les aliments sont parfaitement sûrs et les standards d'hygiène sont phénoménaux. Aucun vaccin n'est exigé à l'entrée du territoire.
La chaleur et l'humidité estivales constituent un vrai risque : buvez beaucoup d'eau, portez un chapeau et utilisez les lingettes et sprays rafraîchissants vendus en konbini.
Argent et budget
La monnaie est le yen japonais (JPY). Taux de change début 2024 : environ 150 yens pour un dollar américain (soit environ 160 yens pour un euro). Un yen historiquement faible rend le Japon plus abordable que jamais.
Espèces : le Japon reste en grande partie une société du liquide. De nombreux restaurants, ryokans et petits commerces n'acceptent que les espèces. Retirez vos yens aux distributeurs des 7-Eleven, des FamilyMart ou des bureaux de poste (Japan Post) : ils acceptent les cartes étrangères. Pour changer des devises, adressez-vous aux aéroports, aux grandes banques ou aux bureaux de change des zones touristiques.
Cartes bancaires : Visa et Mastercard sont acceptées dans les grands magasins, les hôtels et les chaînes de restaurants. American Express est largement reconnue dans les zones touristiques. JCB, d'origine japonaise, passe partout. Gardez des espèces pour les établissements « cash only », surtout en zone rurale.
Estimation du budget :
Hébergement : auberge de jeunesse 3 000-4 000 yens la nuit, business hotel 7 000-12 000, hôtel milieu de gamme 12 000-25 000, ryokan avec repas à partir de 15 000. Hôtel capsule 3 500-5 000 — à essayer au moins une fois.
Restauration : petit-déjeuner au konbini 300-500 yens, déjeuner (ramen, donburi) 800-1 200, dîner en izakaya 2 000-4 000, sushis corrects à partir de 3 000. Les supermarchés bradent leurs invendus de 20 à 50 % en soirée : l'astuce parfaite pour les petits budgets.
Transports : JR Pass 7 jours 50 000 yens. Métro de Tokyo 170-320 yens le trajet. Shinkansen Tokyo-Kyoto hors pass : 13 320 yens.
Visites : temples et jardins 300-1 000 yens, musées 500-2 000, parcs à thèmes (Universal Studios, teamLab) 3 000-10 000.
Budget global : routard à partir de 8 000 yens par jour. Touriste moyen 15 000-25 000 yens par jour. Voyage tout confort à partir de 30 000 yens par jour.
Itinéraires recommandés
7 jours : la Route d'or classique
Jour 1 — Tokyo : arrivée
Atterrissage à Narita ou à Haneda. Transfert à l'hôtel. Promenade du soir à Shibuya et à Harajuku. Dîner dans une izakaya.
Jour 2 — Tokyo : temples et modernité
Matin : temple Sensō-ji et quartier d'Asakusa. Déjeuner au marché Tsukiji. Après-midi : Meiji-jingū et parc Yoyogi. Soirée : Shibuya Sky au coucher du soleil, puis Akihabara.
Jour 3 — Tokyo : art et divertissements
Matin : teamLab Planets (ouverture à 10 h, arrivez dès l'ouverture). Après-midi : Ueno et Musée national. Soirée : Ginza, tour de Tokyo illuminée.
Jour 4 — Tokyo-Kyoto
Shinkansen jusqu'à Kyoto (2 h 15). Après-midi : Fushimi Inari (montée jusqu'à mi-chemin, environ 1 heure). Soirée : quartier de Gion, dîner kaiseki.
Jour 5 — Kyoto : ouest
Matin : forêt de bambous à l'aube, puis Tenryū-ji. Après-midi : Kinkaku-ji et Ryōan-ji. Soirée : marché Nishiki.
Jour 6 — Kyoto : est
Matin : Kiyomizu-dera (ouverture à 6 h — parfait pour éviter la foule). Après-midi : Ginkaku-ji, chemin de la Philosophie, Nanzen-ji. Soirée : retour à Tokyo.
Jour 7 — Tokyo : départ
Matin : shopping à Shinjuku, dernier bol de ramen. Transfert à l'aéroport.
10 jours : la Route classique + Osaka et Hiroshima
Jours 1 à 3 — Tokyo (comme ci-dessus)
Jour 4 — Tokyo-Hiroshima
Shinkansen jusqu'à Hiroshima (4 heures). Parc du Mémorial de la paix, dôme de Genbaku, Musée du Mémorial de la paix. Soirée : okonomiyaki à Okonomi-mura.
Jour 5 — Miyajima
Ferry jusqu'à Miyajima (1 heure). Torii flottant, cerfs, parc Momijidani. Retour à Hiroshima ou nuit sur l'île.
Jour 6 — Hiroshima-Osaka
Shinkansen jusqu'à Osaka (1 h 30). Château d'Osaka. Soirée : Dōtonbori, street food (takoyaki, kushikatsu).
Jour 7 — Osaka
Matin : marché Kuromon. Après-midi : Shinsekai et Tsūtenkaku, ou bien Universal Studios. Soirée : Umeda Sky Building.
Jours 8 et 9 — Kyoto (comme les jours 5 et 6 de l'itinéraire précédent)
Jour 10 — Kyoto-Tokyo : départ
Shinkansen jusqu'à Tokyo, puis vol retour.
14 jours : immersion profonde
Jours 1 à 3 — Tokyo
Jour 4 — Nikkō (excursion depuis Tokyo)
Sanctuaire Tōshō-gū, chutes de Kegon, lac Chūzenji. Retour à Tokyo.
Jour 5 — Tokyo-Hakone
Romance Car au départ de Shinjuku (1 h 30). Téléphérique, œufs noirs (qui rallongeraient la vie de sept ans !), vues sur le Fuji (selon la météo). Nuit dans un ryokan avec onsen.
Jour 6 — Hakone-Hiroshima
Shinkansen via Odawara. Soirée au parc de la Paix.
Jour 7 — Hiroshima et Miyajima
Jour 8 — Hiroshima-Fukuoka
Shinkansen (1 heure). Dazaifu Tenman-gū, Musée national de Kyūshū. Soirée : ramen tonkotsu dans les yatai.
Jour 9 — Fukuoka
Ruines du château, parc Ōhori, Canal City. Tōchō-ji et son bouddha géant.
Jour 10 — Fukuoka-Osaka
Shinkansen (2 h 30). Dōtonbori, Shinsekai.
Jour 11 — Osaka
Château d'Osaka, Shitennō-ji, Abeno Harukas.
Jour 12 — Nara (depuis Osaka)
Train de 45 minutes. Cerfs, Tōdai-ji et son bouddha géant, Kasuga-taisha. Transfert à Kyoto.
Jour 13 — Kyoto
Journée complète : Fushimi Inari, Kiyomizu-dera, Gion, Nishiki.
Jour 14 — Kyoto-Tokyo : départ
21 jours : tout le Japon
Jours 1 à 4 — Tokyo et Nikkō
Jours 5 et 6 — Hakone et lac Kawaguchiko
Vues sur le Fuji, onsen, pagode Chūreitō.
Jours 7 et 8 — Alpes japonaises
Matsumoto (son château noir), Takayama (vieille ville, bœuf Hida), Shirakawa-gō (maisons traditionnelles).
Jour 9 — Kanazawa
Jardin Kenroku-en, quartier des samouraïs, marché Ōmichō.
Jours 10 à 12 — Kyoto
Tous les grands temples, plus une escapade à Uji (thé matcha, Byōdō-in).
Jours 13 et 14 — Osaka et Nara
Jours 15 et 16 — Hiroshima et Miyajima
Jours 17 et 18 — Fukuoka et Nagasaki
Nagasaki, l'autre ville atomique, mêle les influences néerlandaise et chinoise.
Jours 19 et 20 — Hokkaidō (vol)
Sapporo, Otaru, champs de lavande (en été) ou stations de ski (en hiver).
Jour 21 — Sapporo-Tokyo : départ
Connexion et Internet
Le Wi-Fi gratuit est relativement limité au Japon : on le trouve dans les hôtels, les grands magasins et les gares, mais sa couverture et sa fiabilité sont inégales. Pour naviguer confortablement, des données mobiles sont indispensables.
Options :
eSIM — la solution la plus pratique si votre téléphone la prend en charge. Ubigi, Airalo et Holafly figurent parmi les fournisseurs les plus réputés. À partir de 15 USD pour 10 jours et 3 Go. Activation instantanée ; vous pouvez souscrire avant même votre départ.
Pocket Wi-Fi — un routeur de poche qui diffuse du Wi-Fi pour plusieurs appareils. Location à l'aéroport ou livraison à l'hôtel : 500 à 1 000 yens par jour. Idéal pour un couple ou une famille. Seul bémol : un appareil supplémentaire à recharger.
Carte SIM — carte physique pour les données, sans appels vocaux. On en trouve dans les aéroports et les magasins d'électronique. À partir de 2 000 yens pour 7 jours.
Que goûter
La cuisine japonaise va bien au-delà des sushis et des ramen. Chaque région a ses spécialités, ce qui justifie à lui seul un circuit gastronomique.
Tokyo et Kantō :
- Edomae-zushi — les sushis originels de Tokyo, à base de poisson mariné.
- Monjayaki — la version tokyoïte de l'okonomiyaki, plus liquide et gluante.
- Tempura — fruits de mer et légumes en fine friture.
- Soba — nouilles de sarrasin, servies froides avec une sauce d'accompagnement.
Kansai (Osaka et Kyoto) :
- Takoyaki — boulettes de poulpe, emblème de la street food d'Osaka.
- Okonomiyaki — la « pizza japonaise » ; à Osaka, tous les ingrédients sont mélangés à la pâte.
- Kushikatsu — brochettes panées, spécialité de Shinsekai.
- Kaiseki-ryōri — haute gastronomie de Kyoto, enchaînement de plats raffinés.
- Yudōfu — tofu mijoté dans un bouillon, spécialité de Kyoto.
Hiroshima :
- Okonomiyaki à la Hiroshima — avec une couche de nouilles, non mélangé.
- Momiji-manjū — pâtisseries en forme de feuille d'érable (spécialité de Miyajima).
- Huîtres — Hiroshima fournit 60 % des huîtres du Japon.
Fukuoka et Kyūshū :
- Ramen tonkotsu — bouillon blanc laiteux à base d'os de porc.
- Mentaiko — œufs de colin pimentés, ajoutés à peu près à tout.
- Mizutaki — pot-au-feu de poulet aux légumes.
- Unagi — anguille grillée (Yanagawa).
Hokkaidō :
- Jingisukan — barbecue d'agneau sur grille en forme de dôme.
- Ramen au miso — avec de la pâte de soja, parfaits pour l'hiver.
- Kaisendon — bol de riz recouvert de fruits de mer frais.
- Produits laitiers — les meilleurs laits et glaces du pays.
Desserts et pâtisseries :
- Matcha — déclinaison infinie à base de thé vert : glace, latte, tiramisu…
- Mochi — gâteaux de riz aux garnitures variées.
- Taiyaki — gaufres en forme de poisson fourrées à l'anko (pâte de haricots sucrés).
- Kakigōri — glace pilée nappée de sirops, incontournable en été.
Boissons :
- Saké — vin de riz ; goûtez-en de plusieurs préfectures.
- Whisky japonais — Yamazaki, Hibiki, Nikka : de niveau mondial.
- Bière artisanale — en plein essor ces dernières années.
- Ramune — soda en bouteille à bille, une curiosité à tester.
Shopping
Que ramener :
Alimentation : Kit Kats aux parfums improbables (matcha, saké, wasabi), spécialités régionales (omiyage), whisky japonais, sauce soja de Kamakura, matcha d'Uji en poudre, crackers de riz.
Beauté : cosmétiques japonais (Shiseido, SK-II, Canmake, valeur sûre pour les petits budgets), masques pour le visage, lingettes démaquillantes, protections solaires (Anessa, Bioré).
Vêtements : Uniqlo (moins cher et mieux achalandé qu'à l'étranger), chaussettes tabi (à gros orteil séparé), tenugui traditionnels (serviettes en tissu), yukata.
Électronique : l'intérêt est limité : les prix ne sont pas forcément plus bas et la compatibilité peut poser problème (prises de type A/B). Exception notable : certains modèles d'appareils photo japonais aux fonctions spécifiques.
Pop culture : mangas en japonais, figurines d'anime, produits Pokémon Center, articles Studio Ghibli, cassettes et vinyles chez Tower Records.
Artisanat traditionnel : céramiques (Arita, Seto, Mashiko), laques, éventails, couteaux (Sakai est la Mecque de la coutellerie), baguettes artisanales, furoshiki (tissus d'emballage).
Tax Free : sur tout achat supérieur à 5 000 yens effectué dans une boutique affichant le logo « Tax Free », vous pouvez récupérer la taxe à la consommation de 10 %. Un passeport est exigé, les articles sont placés dans un sac scellé et doivent impérativement être emportés hors du Japon.
Où faire ses achats : Don Quijote, un bazar ouvert 24 h/24 où l'on trouve de tout à bon prix ; Yodobashi et Bic Camera pour l'électronique et bien plus ; Daisō et Seria, les enseignes à 100 yens ; les grands magasins (Takashimaya, Isetan) pour le luxe et, au sous-sol, les omiyage de qualité.
Applications utiles
- Google Maps — excellent, y compris pour les transports en commun.
- Japan Transit (Navitime) — horaires détaillés des trains et tarifs.
- Google Translate — mode caméra pour traduire menus et panneaux.
- Tabelog — l'équivalent japonais de Yelp ; à partir de 3,5/5, c'est bon signe.
- PayPay — paiement mobile, si vous parvenez à le configurer (ce n'est pas toujours simple pour un étranger).
- Safety Tips — application officielle d'alertes sismiques.
- Japan Official Travel App — éditée par l'office du tourisme, pour les infos générales.
- Suica/Pasmo dans Apple Pay ou Google Pay — cartes de transport dématérialisées.
En conclusion
Le Japon récompense ceux qui préparent leur voyage, mais pardonne volontiers la spontanéité. Vous pouvez planifier chaque heure de vos journées ou simplement flâner : les deux vous réserveront de belles découvertes. La clé, c'est de ne pas vouloir tout voir en un seul séjour. Tokyo, Kyoto et Osaka en une semaine, c'est faisable, mais forcément superficiel. Mieux vaut s'immerger à fond dans deux ou trois étapes que courir derrière tous les incontournables.
La barrière de la langue existe, mais se franchit sans peine. L'anglais est suffisant dans les zones touristiques, et les Japonais sont tellement désireux de vous aider qu'ils vous dessineront des plans et vous accompagneront jusqu'à votre destination. Google Translate et quelques gestes suffisent à résoudre la plupart des situations.
Le budget est modulable. On peut se nourrir en konbini et dormir en capsule pour 5 000 yens par jour, ou dîner dans des tables étoilées et loger en ryokan pour 100 000. Un niveau intermédiaire confortable tourne autour de 15 000 à 20 000 yens quotidiens, hors trajets interurbains.
De retour chez vous, la propreté impeccable, les transports à l'heure, le service irréprochable et cette cuisine qui fait à chaque bouchée l'effet d'une petite fête vous manqueront. Et vous commencerez déjà à planifier votre prochain voyage : une seule fois, à l'évidence, ne suffit pas.
Informations à jour pour 2026. Vérifiez les exigences de visa et les tarifs avant votre départ.


